Solidarité

Lutter contre la grande précarité

  • Instituer à Paris un minimum social garanti (MSG), à l’exemple de Grande-Synthe, portant les ressources minimales des foyers précaires au niveau du seuil de pauvreté, pondéré en fonction de la composition familiale. Une expérimentation sera menée à destination des familles monoparentales dans un premier temps, avant son éventuel élargissement aux foyers en situation de pauvreté, pour le transformer à terme en Minimum Universel Garanti (MUG). Dans un souci d’équité territoriale, les conseiller.e.s métropolitain.e.s écologistes de Paris porteront l’extension de cette mesure à l’échelle de la métropole du Grand Paris.
  • Mutualiser les divers accompagnements sociaux (CASVP, DASES, CAF, …) et créer une plate-forme unique d’accès aux droits rassemblant les différents services. 
  • Renforcement et diversification des moyens de communication relatifs aux aides sociales. 

Lutter contre le sans-abrisme 

  • Respecter l’obligation de domiciliation des personnes sans abri.
  • Créer un “fonds ville de Paris” pour le maintien dans leur logement des personnes en difficultés financières. 
  • Respecter le domicile et les biens des personnes sans abri. Mailler Paris de bagageries afin que les personnes sans abri puissent y déposer, en sécurité, leurs affaires. Aujourd’hui trop peu de bagageries sont présentes dans Paris, elles dépendent d’associations soutenues par le budget participatif.
  • Ouvrir les sanitaires publics la nuit et de nouveaux services de bains-douches. Actuellement, seuls 10 arrondissements sur 20 ont un service de bains-douches. Il convient d’en ouvrir en s’assurant d’un équilibre territorial et veiller à ce que l’amplitude horaire soit suffisante. 
  • Enlever et ne pas installer de mobiliers urbains anti-SDF.
  • Créer de nouveaux Espaces Solidarité Insertion. La ville de Paris possède 15 Espaces Solidarité répartis sur 10 arrondissements. Il convient d’en créer de nouveaux afin que chaque arrondissement en dispose au moins d’un.

Répondre dignement à la crise de l’accueil des migrant.e.s 

  • Créer des places d’hébergement pour les demandeur.se.s d’asile, quel que soit le statut administratif, avec un suivi médical, social et juridique adapté. 
  • Instaurer une aide à l’insertion professionnelle des demandeurs d’asile. Les demandeurs d’asile ont le droit, sous conditions, de faire une demande d’autorisation de travail, 6 mois après le dépôt de leur demande d’asile. Saisir cette opportunité, est essentiel car la loi oblige toute demande de régularisation en parallèle de la demande d’asile à être déposée pendant l’instruction de celle-ci. A défaut, un.e demandeur.se d’asile débouté.e ne pourra plus prétendre à un titre de séjour. Ainsi, instaurer une aide à l’insertion professionnelle des demandeurs d’asile permettrait de multiplier les demandes de régularisations pour travail. Toutefois, la taxe à verser par l’employeur qui sollicite avec son futur employé, ladite autorisation, s’élève à 55% d’un salaire brut mensuel, ce qui constitue une barrière importante. Les hôteliers et restaurateurs souhaitent pourtant embaucher des exilé.e.s.
  • Faire de la formation un vecteur de l’accueil inconditionnel à Paris en réservant des créneaux des cours municipaux de Paris et en augmentant l’offre qui concerne spécifiquement l’apprentissage de la langue française. L’objectif est que chaque personne puisse atteindre un niveau B1, qui ouvre la possibilité de se faire naturaliser par la suite et de s’inscrire en faculté.

Les citoyens extra-communautaires 

  • Réserver des créneaux de cours municipaux de Paris et augmenter l’offre en ce qui concerne l’apprentissage de la langue française et refuser l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s.

Pour une meilleure prise en charge du handicap 

  • Mise en place un programme de formation continue de sensibilisation au handicap auprès des profesionnel.le.s en contact avec du public de la ville de Paris. 
  • Mieux répondre aux besoins des enfants et de leurs familles concernés par le handicap et des prises en charges diversifiées en accélérant efficacement avec les partenaires associatifs la mise en place de solutions territorialisées, dans nos quartiers, par le développement des « pôles de compétences et de prestations externalisées » (PCPE).
  • Garantir le 100 % d’accessibilité aux personnes en situation de handicap d’ici 2026 dans les nouvelles habitations et rénovations Paris Habitat, les établissements scolaires et les services publics liés à la Ville de Paris. 
  • Créer un label pour les établissements recevant du public et de la clientèle. Afin de créer une mesure incitative en direction des établissements recevant le public en situation de handicap, un label parisien sera créé avec différents niveaux en fonction des types de handicaps. Une application centralisée permettra au public de savoir quels lieux seront accessibles ainsi que l’emplacement du matériel dédié et des voiries accessibles. 

Garantir l’autonomie et lutter contre l’exclusion des seniors 

  • Créer et développer des maisons des aînés.e. et des aidant.e.s. Les maisons des aîné.e.s et des aidant.e.s viennent en appui des professionnel.le.s pour aider et accompagner les seniors. 
  • Renforcer le dispositif Paris en compagnie pour lutter contre l’isolement des personnes âgées et permettre leur participation à la vie de leur quartier et expérimenter les bilans d’autonomie.
  • Créer une journée intergénérationnelle à l’école élementaire.

Protection de l’enfance

  • Mise en place d’un Projet pour le Jeune Adulte, dans la continuité du Projet pour l’enfant, et allant jusqu’à 25 ans. 
  • Automatisation du Contrat jeune majeur et prise en charge systématique jusqu’aux 21 ans. 
  • Maintien de l’accompagnement à l’issue du Contrat Jeune Majeur, adapté à la situation du jeune adulte, avec prise en charge dégressive préparant à l’autonomie. De plus, aucun jeune à la rue à la sortie du contrat jeune majeur. Il est nécessaire de mettre en place une politique de soutien au logement des jeunes en sortie d’ASE garantie jusqu’à 25 ans. Il est estimé aujourd’hui qu’un quart des personnes sans abri sont des anciens de la protection de l’enfance.
  • Créer au niveau municipal un parcours de formation et d’accompagnement à la parentalité, en lien avec les associations, et valorisé dans différents espaces : Planning familial, Maternités, Crèches, Écoles Maternelles. 

Jeunesse 

  • Extension des pouvoirs du Conseil Parisien de la Jeunesse en lui permettant notamment de mettre à l’ordre du jour du Conseil de Paris un vœu par trimestre et non un vœu par an comme c’est le cas aujourd’hui. 
  • Financer la gratuité des transports pour les moins de 26 ans.
  • Mettre en place des mécanismes municipaux pour faciliter la colocation étudiante (aide administrative, avance de caution, etc).
  • Lutter contre la précarité menstruelle en travaillant en coopération avec les différentes universités de Paris pour la distribution de kits annuels aux étudiant·e·s (tampons et/ou serviettes, culottes lavables ou cups) et mise en place de distributeurs dans les toilettes publiques.
  • Accompagner le dispositif CIFRE pour former les doctorants de demain afin de répondre aux problématiques climatiques de Paris et de sa métropole.