Logement et urbanisme

façade végétale

Des logements pour toutes et tous 

Les familles et les personnes les plus fragiles au cœur de la politique du logement 

  • Poursuite de la création de nouveaux logements sociaux en favorisant la préemption dans le diffus (acquisition-réhabilitation et acquisition-conventionnement). Objectif : dépassement du seuil fixé par la loi ALUR de 25% des résidences principales en 2025 et atteindre 30% en 2030. Privilégier les arrondissements qui sont actuellement sous-dotés. Donner la priorité à la création de PLAI, notamment familiaux. 
  • Mobiliser le parc privé pour augmenter l’offre de logements accessibles. Lancement d’une campagne citoyenne pour le logement solidaire pour faire connaître les dispositifs type « louer solidaire et sans risque » de la ville de Paris. Renforcer les dispositifs d’aides à la rénovation énergétique conditionnée à la mise en location.
  • Recenser les surfaces vacantes pour créer des logements. Recensement de toutes les surfaces de bureaux et logements vacants pour mettre en œuvre là où c’est pertinent le droit de réquisition. Prévoir la transformation de surfaces tertiaires en logements (bureaux haussmanniens, reconversion de sites hospitaliers ou administratifs…).
  • Faire accéder au logement les sans-abris par une politique du logement d’abord. Généralisation des dispositifs de pensions de famille et de résidences pérennes. L’hébergement d’urgence, dans des foyers ou des hôtels ne doit intervenir qu’à la marge. Objectif zéro expulsion avec le développement d’un accompagnement dès le 1er impayé contracté.
  • Accompagner les agents de catégorie C pour qu’ils, elles puissent vivre dignement à Paris. Une attention particulière devra être portée sur les niveaux de rémunération les plus faibles des agents de la ville, afin de leur permettre de vivre dignement à Paris, notamment en privilégiant des avantages en termes d’accès au logement social du parc de la ville, et ce, en fonction de leur situation familiale.

Pour des modèles de logement solidaires et régulés

  • Renforcer l’encadrement des loyers par la mise en place d’un plan d’accès aux droits des locataires, qui doivent pouvoir bénéficier d’une aide juridique pour contester le dépassement des niveaux de loyers en commission de conciliation. Travailler à l’instauration d’un encadrement des loyers au niveau métropolitain. 
  • Contrôle des locations de courte durée : augmentation des effectifs des agents municipaux chargés du contrôle des locations type AirBnB, abaissement du plafond du nombre annuel de nuits autorisées dans les résidences principales négociée avec l’Etat (objectif de fixer un seuil de 45 nuitées maximum par an). 
  • Bloquer les loyers pendant 5 ans, ce qui correspondra mécaniquement à échéance à une baisse des loyers d’environ -7% (du fait de l’inflation).
  • Réaliser 5000 logements à moitié prix pour la classe moyenne. Il y a 3 ans, les élu.e.s écologistes au Conseil de Paris ont permis de créer un Organisme de Foncier Solidaire (OFS). Organisme à but non lucratif, son objectif est d’acquérir des terrains (bâtis ou non), dans le but de faciliter l’accès à la propriété ou à la location de ménages aux ressources limitées. Nous donnerons à l’office foncier solidaire les moyens suffisants avec pour objectif de créer pendant la mandature 5000 logements familiaux à moitié prix du marché libre pour les classes moyennes.

Urbanisme : pour une ville qui respire

Stopper la densification de Paris

  • Renforcer le poids de la Métropole du Grand Paris pour permettre une meilleure répartition des bassins d’activités et de population sur son territoire. 
  • Adopter une réglementation d’urbanisme contre la densification et en faveur des espaces verts en révisant le PLU dès le début de la mandature. Transformer 50% de toutes les friches urbaines restantes du domaine public en espaces verts. Recenser précisément les espaces verts privés d’intérêt et la faune et flore qui s’y trouve pour les classer en espaces verts intérieurs protégés (comme pour la Petite Ceinture). Sauf exceptions très encadrées, empêcher les surélévations, le remplissage de dents creuses qui enfermerait des cours, et interdire les tours. En changeant les destinations autorisées, empêcher la transformation des anciens locaux à caractère industriel ou artisanal en bureaux ou hôtels de luxe. 
  • Reprendre la main sur le foncier pour pouvoir arbitrer en faveur d’aménagements verts et solidaires. Arrêter la vente de foncier au privé et octroi systématique de baux emphytéotiques aux bailleurs, investisseurs institutionnels ou collectifs d’habitant.e.s dans le cadre de l’habitat participatif. Augmenter le budget du compte foncier de la ville pour qu’elle puisse préempter et racheter du foncier. Pour cela, les droits de mutation doivent alimenter majoritairement le compte foncier.

Faire de Paris une ville accessible, inclusive et démocratique

  • Définir un modèle solidaire et citoyen d’urbanisme temporaire : refuser la marchandisation de l’urbanisme temporaire en l’inscrivant dans des cadres ESS, généraliser les appels à projets ouverts et transparents, mettre en place une agence intercalaire citoyenne.
  • Créer des espaces publics conviviaux abrités en accès libre, qui donnent sur la rue : avec tables, bancs, toilettes, etc. où les gens, les associations peuvent venir spontanément se retrouver pour discuter, travailler sans devoir aller dans un espace privé. Cela peut être des anciens garages, hangars reconvertis.
  • Mieux appréhender les liens entre l’urbanisme et le genre. Le service d’urbanisme de la ville de Paris (tout comme les autres services) doit mener un réel travail de réflexion sur la place des femmes et des minorités dans l’espace public, dans les équipements municipaux, dans les lieux de loisir, etc. Cela peut tout d’abord passer par la constitution de groupes de travail sur ces questions, sur le financement d’associations liant le genre et l’espace, sur la création de statistiques genrées permettant de prendre conscience des utilisations différenciées des espaces publics et des équipements en fonction des genres. Ces données et réflexions permettront par la suite de mener des actions pour rééquilibrer la place des femmes et des minorités dans la ville..

Pour un urbanisme écologique

  • Créer une réserve naturelle en remplacement du projet pharaonique et inutile de Bercy Charenton.
  • Redonner vie à Bièvre dans Paris en réalisant les premiers tronçons dès 2021.  
  • Lancer un grand plan pour débitumer la ville, en mandatant la Direction de l’urbanisme pour identifier tous les endroits où c’est possible de le faire et en proposant aux citoyennes et citoyens de faire des propositions en ce sens (éco-citoyenneté). Objectifs : perméabiliser les sols, développer la végétalisation de pleine terre et les espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur. Un minimum de 30% des espaces libres des ZAC devra être consacré aux espaces de pleine terre, l’existant inclus.
  • Favoriser un urbanisme low-tech responsable. Privilégier la réhabilitation du bâti existant aux démolitions-reconstructions. Expérimenter un urbanisme modulable et réversible pouvant s’adapter dans le temps long aux défis du dérèglement climatique. Étendre les démarches chantiers zéro-déchet aux rénovations.
  • Refuser de faire de Paris une ville marchandisée et hyper consommatrice en arrêtant de délivrer de nouvelles autorisations pour la création de centres commerciaux (Commission Départementale d’Aménagement Commercial dans laquelle siège la ville) type Beaugrenelle ou Gaîté-Montparnasse. Arrêt des grands projets « de prestige, à visée compétitive » comme la Tour triangle et la ZAC Bercy-Charenton.